Création du Grand Pardon

Origine du Grand Pardon

 

C'est vers l'an 1200 que s'est faite la construction d'une église dans le bourg de Chaumont, hors de l'enceinte du Château où il y avait une chapelle dédiée à Notre-Dame du Bon Secours. Dépendante du Prieuré de Buxereuilles, cet­te église primitive est, dès son origine, dédiée à Saint Jean-Baptiste. Vers la fin du 14ème siècle, après la suppression du cimetière autour de l'église, s'est construit, sur le côté sud, le "Porche Saint-Jean" décoré de scènes de la vie de Jean le Baptiste. C'est à l'ombre de cette église que Jean de Montmirel est né en 1409, dans une famille de merciers installée à l'angle de la rue Bouchardon et de la rue Saint-Jean ; et il est baptisé du nom de "Jean". Il a, sans doute, été témoin émerveillé de la construction de ce Porche Saint- Jean ; et tout cas il en a admiré la splendeur dont on ne peut, aujourd'hui, qu'en observer des traces.

 

 

 

Jean de Montmirel

 

Il fait de brillantes études générales, et théologiques aussi. Il est ordonné prêtre et successi­vement nommé à Chaumont, Langres, Percey-le-Grand, puis chanoine de la cathédrale de Langres. Il poursuit des études à Paris et, devenu docteur en droit canon, il se fait remar­quer et se rend à Rome, à la demande du secrétaire du concile de Baie, le futur pape Pie II. Jean de Montmirel devient alors l'ami intime du cardinal de La Rovère qui deviendra, en 1471, 1e pape Sixte  IV.

 

Jean de Montmirel est ensuite nommé évêque de Vaison, petite ville du comtat d'Avignon, dépendant alors des Etats Pontificaux en France. Il est dispensé de résider en son diocèse, car il est pris comme "référendaire" soit sevrétaire particulier par le pape Sixte IV. Il rédige les lettres apostoliques et, conseillé intime du pape, il est chargé de vérifier et de contresigner toutes les requêtes.

 

II n'oublie pas Chaumont sa ville natale et, à sa demande, le pape Sixte IV publie une pre­mière bulle, le 18 décembre 1474, par laquelle l'église devient "collégiale Saint-Jean-Baptiste", puis une seconde, le 8 février 1475, instaurant le "Grand Pardon" chaque fois que le 24 juin, jour de la fête de saint Jean Baptiste, tombe un dimanche. Une indulgence plénière est accordée à tous ceux qui reconnaissent leurs fautes, s'en confessent et s'en re­pentent.

 

 

 

Jean de Montmirel meurt le 3 juin 1479 à Rome. Il est enterré en l'église Sainte-Marie-du-Peuple, en la chapelle Saint-Jean-Baptiste qu'il a fondée. Une reproduction de sa pierre tombale se trouve actuellement à l'entrée de  la chapelle Saint-Biaise, au fond de la Basilique de Chaumont.